11. ella

La version 2.1 de WordPress est déjà disponible. Coudonc, me semble que je viens tout juste de faire la mise à niveau pour la v.2.0.7. Savoir que je n'ai rien contre le développement, alors je ne m'en plaindrai surtout pas. La petite nouvelle s'appelle Ella et sent bon le jazz et le chocolat des lapins de Pâques qu'ils ont cachés dedans. Et ce qu'elle fait de mieux que ses prédécesseurs est noté sur la page de présentation.

Moi qui n'ai juré, pendant des années, que sur Movable Type, voilà que je suis une mordue de WP, un vrai beau jouet qui me permet de faire tout ce que je veux, et même plus. J'ai installé cette plateforme de publication sur le nouveau serveur avant d'ouvrir ce blog. C'était le 9 janvier 2007. Et je n'ai même pas encore fini de l'explorer, et puis de fouiner dans le codex des thèmes et des plugins, qu'elle s'est améliorée deux fois... Hier j'ai installé le filtre antispam [joliment baptisé Askimet] sur les commentaires : un tigre.

Je ferai la mise à niveau ce matin. Alors il se pourrait que quelques bizarreries apparaissent dans mes pages. J'espère ne pas perdre tous les billets, les pages, ou nos si nombreux commentaires. Ça m'est déjà arrivé plus d'une fois, maintenant je suis prudente. Sinon méfiante.

Mais si jamais je perds tout ça, c'est pas bien grave. Je continuerai ailleurs. Autrement. Et vous serez là, avec moi. Mes chers. Mes plus que chers lecteurs.

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12. de retour bientôt

Panne majeure cet après-midi. Trois heures en tout. J'aimerais mieux afficher autre chose que des messages d'erreur et des pages vides. Je dois être aux prises avec un vilain karma masqué avec une fourche et des longues mains griffues impliquant la disparition d'un être cher. Pourtant, la mise à niveau de WP avait bien fonctionné. Le blog sera probablement hors ligne encore quelques heures ou quelques jours car je dois changer la formule de l'hébergement. Toujours le manque de sous.

C'est ainsi que j'avais trouvé une solution plus économique [l'héberg. mutualisé sur iweb] et cette histoire-là est tellement débile à gérer que je laisse tomber avant de manger mes bas jusqu'au talon.

Une autre migration s'annonce : je magasine un nouveau serveur et plein de bande passante, et avec le moins de pannes possible, incluant plein de Mo pour que je puisse remettre tout le journal en ligne depuis le début.

Un peu moins tripant que de magasiner des parfums qui puent et des dessous affriolants, j'en conviens. Cherche aussi argent pas cher pour payer factures. Back soon.

Je garderai néanmoins la belle Ella [WP 2.1], coup de foudre oblige.

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13. modèle pour une liste non ordonnée <ul>

Aucune interruption « de service » n'est prévue pour aujourd'hui. Demain peut-être, puisque l'espace web que j'ai commandé sur un nouveau serveur [sivit.fr] ne peut être préparé durant le week-end.

En attendant, dans mes temps libres, je m'amuse à tester l'immense univers des habillages [thèmes] disponibles dans WordPress.

J'ai trouvé des listes types qui sont utilisées par les « dévelopeurs ». En anglais, bien sûr, et que je me suis permis de traduire à ma façon :

Une liste d'intelligence


  • 2 poulets

  • 4 poissons

  • 3 chevaux

  • 8 vaches

  • 7 moutons

  • 13 anguilles

  • 4 corneilles

  • 9 hommes


Et pas un seul n'avait faim...

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14. modèle pour une liste ordonnée <ol>

Une autre liste. Ordonnée, cette fois : Be A Kid Again, in Mesozoic. J'essaie d'en faire une traduction libre et fantaisiste, peut-être bourrée d'anglicismes. So what ? Le dictionnaire en est plein. Alors bourrons-nous.

Redeviens un enfant :


  1. Fais la roue.

  2. Chante dans ta brosse à cheveux.

  3. Marche nu-pieds dans l'herbe mouillée.

  4. Écoute une chanson que tu aimes vraiment à plein volume, en boucle.

  5. Dessine des émoticones dans les points de tes « i ».

  6. Lis les bandes dessinées comiques. Jette le reste du journal.

  7. Trempe tes biscuits dans ton thé.

  8. Joue à un jeu dont tu inventes les règles à mesure.

  9. Marche méticuleusement en évitant les fentes des trottoirs.

  10. Change de vêtements, mets du linge pour jouer.

  11. Convaincs quelqu'un d'échanger son sandwich avec toi, pour un bien meilleur.

  12. Mange de la crème glacée au petit-déjeuner.

  13. Embrasse une grenouille, au cas où.

  14. Souffle dans le papier d'emballage d'une paille.

  15. Fais-toi lire une histoire.

  16. Trouve quelques jolis cailloux et garde-les.

  17. Porte ta chemise préférée avec ton pantalon préféré même s'ils ne vont pas ensemble.

  18. Prends ta course et saute par-dessus une grande flaque d'eau.

  19. Demande que l'on t'achète quelque chose dont tu n'as vraiment pas besoin.

  20. Cache tes légumes sous ta serviette de table.

  21. Couche-toi plus tard que l'heure de se coucher.

  22. Mange ton dessert en premier.

  23. Embête-toi un peu, puis fais un petit somme.

  24. Porte des baskets rouges.

  25. Mets trop de sucre dans tes céréales.

  26. Fais des sons de pneus qui crissent chaque fois que tu tournes un coin.

  27. Ris bêtement, sans aucune raison.

  28. Donne-toi une étoile dorée pour chaque chose que tu as fait aujourd'hui.


Je ne comprends pas trop les origines de cette liste, Ancient wisdom I just made up. . . Okay, Father Luke [via]. Mais inutile de suivre ce lien, il ne mène nulle part... ah, les enfants !

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16. bouger la vie

C'est fait. J'ai déménagé le journal une autre fois, cette fois sur un vds [serveur dédié virtuel]. Ne me demandez pas ce que ça mange en hiver pour être beau de même, je l'ignore. Après moult taponages, erreurs, essais et gossages de toutes sortes, aux petites heures du matin et tard le soir, j'ai fini par faire pointer les dns [serveurs de nom] au bon endroit, puis à entrer dans mon nouvel espace web tout neuf à moi et à y installer WordPress, ensuite je l'ai reconfiguré, francisé et j'ai importé les pages et commentaires de mon petit bébé blog.

Que d'aventures chère voisine. Quoi qu'il en soit, je suis extrêmement fatiguée et un peu beaucoup désorientée. Il n'y a pas que le journal qui doit se caser quelque part pour être visible. Je ferai la même chose bientôt moi aussi : je dois redéménager.

La vie ici, tout aussi belle et douce qu'elle puisse apparaitre du dehors ne sera plus possible. Je n'ai plus de travail. Pas d'espoir ni d'envie ni d'intérêt ni d'énergie pour en trouver.

J'ai épuisé presque toutes mes économies. Mal planifié les quelques années sabbatiques que je voulais consacrer à 100% [ou presque] à mes projets de création littéraire. Je ne fais jamais assez attention avec l'argent.

Ensuite l'impôt s'en est mêlé. Ils me réclament des sommes folles. De plus, je m'ennuie à mourir de mes enfants. Je sais, ce sont des adultes maintenant, mais ils seront toujours mes petits et je ne les vois pas assez souvent [« voir » au sens de toucher, contempler, discuter, partager les bons et mauvais moments, encourager, consoler, serrer dans mes bras, partager un repas tous ensemble plus souvent qu'aux anniversaires et à Noël]. Bilan négatif sur toute la ligne. Je suis peinturée dans un coin au pied du mur, obligée de vendre la maison. Déménager again, pour la santé du coeur et du porte-monnaie.

Je n'ai pas trop envie de ce déménagement. Je ne sais toujours pas où aller. Ni à quel endroit précis j'aimerais vivre. Personne ne m'attend nulle part [je voyais tout en noir quand j'ai écrit ça : les jeunes aimeraient beaucoup que je revienne à Mtl.] Je pourrais réunir quelques affaires dans un sac à dos et partir en voyage, loin, mais comme je me connais, je voudrais rentrer au bout de trois semaines. Ou louer un tout petit chalet au fond d'une forêt, ou encore un appartement à Montréal et m'y installer.

J'ai l'impression d'être tombée un jour dans les eaux tourbillonnantes d'un torrent. Chaque fois que j'attrape une branche et que je tente de m'y accrocher, je suis pleine d'espoir et je me débats pour sortir de la rivière. Chaque fois, la branche casse et je retombe dans l'eau plooouf.

La dernière branche que je tenais a cassé hier. Je n'abandonne pas, mais je sais que j'en sortirai autrement. Cette fois je me laisserai emporter par le courant. Sans lutter, sans m'agripper, sans me débattre. Je ne veux plus de ces branches pourries qui se brisent et m'abandonnent.

Par contre, si je m'abandonne à leurs mouvements, les flots enragés me déposeront sur la berge. Ainsi, je ne perds pas l'espoir, je le déplace. Ce n'est pas à moi de bouger et de m'agiter, c'est la vie que je dois bouger.

Quelqu'un saurait-il comment on fait pour secouer sa vie comme un prunier ?

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35. encore des problèmes techniques...

Je suis désolée pour l'apparence actuelle du journal. En début d'après-midi j'ai découvert une alerte de sécurité émise par Wordpress, à l'effet qu'un « craqué » avait « craqué » la version 2.1.1.

À ce que j'ai pu comprendre (It was determined that a cracker had gained user-level access to one of the servers that powers wordpress.org, and had used that access to modify the download file. We have locked down that server for further forensics, but at this time it appears that the 2.1.1 download was the only thing touched by the attack. They modified two files in WP to include code that would allow for remote PHP execution.) on demandait de jeter les fichiers pourris de la version 2.1.1 et d'installer la version 2.1.2 le plus rapidement possible.

J'aimais beaucoup utiliser Wordpress, mais j'ai choisi de revenir à mes premières amours. Tant qu'à être obligée de faire des mises à niveau à tout bout de champ, autant jeter la plateforme de publication à la poubelle et en réinstaller une autre. Durant toutes les années où j'utilisais MT, jamais je n'ai eu à faire des manoeuvres pareilles.

Alors voilà l'histoire et le pourquoi du comment j'ai réinstallé Movable Type en ce beau samedi d'hiver. Résultat, ça fonctionne, même si c'est très laid. Il me reste à reconstruire le design et à importer mes 34 premières pages et le courrier.

Ça m'a attachée à ce clavier pour presque tout l'après-midi, et obligée à laisser le journal en panne durant quelques heures. Mille excuses.

Une heure plus tard : ça va plutôt mal. Je n'arrive pas à importer les entrées, commentaires, bref, tout ce qui se trouvait sur Wordpress.

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36. pour la suite d'hier

Impossible d'importer les pages du journal, et encore moins les quelques mille et un « milliards » [je nous épargnerai le smiley qui rit quand c'est pas drôle] de commentaires, de wordpress vers movable type. J'ai donc entrepris de tout recopier à la main. Quand même pas au mot à mot, bénie soit la fonction copier/coller.

Mais ce n'est pas facile car le texte se trouve à être en version xml [back up exporté de wp, avant de jeter le bidule avec l'eau du bain] et donc encodé de balises tarabiscotées. Il me faut l'en extraire, avec titre, date, image, etc., et surtout ne pas en oublier des miettes ici et là.

Heureusement, je peux publier mes pages à la date exacte où elles ont été écrites. Je ne pourrai pas en faire autant pour les commentaires avec lesquels il n'y a pas moyen de modifier la date. Enfin, je n'ai pas trouvé comment ; il me faudra donc les recopier un par un au bas de chaque billet ou encore me les poster moi-même en ajoutant une note pour indiquer quelque chose comme : « : commentaire écrit le ..., par untel. » Tout cela devient carrément surréaliste.

J'ai à peu près terminé les modifications de la feuille de style et des pages « modèles » et le journal reprend peu à peu son aspect minimaliste de l'heure, et que je veux lui conserver ad vitam aeternam : amen et alleluia.

J'ai pour finir carrément éliminé toute la base de données de wp afin que les craqueurs craqués ne fassent pas de grabuge sur le serveur.

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56. mea culpa

Ce journal rencontre une autre transformation. La pire, peut-être, de sa courte histoire.

J'ai finalement accepté l'évidence que mon journal en ligne n'est rien d'autre qu'un misérable blog, sauf pour les salons à commentaires, et les fils pour les conversations avec et entre les lecteurs.

Sans pub. Et sans forum, non merci. Ici, on s'écrit des emails, ou des lettres en papier, ou bien on s'écrit pas. Ici, « on » est libre.

Ici « on » a droit au silence, à l'absence du bruissement incessant de paroles alentour de soi, « on » a droit, donc, de lire sans faire d'échos ni de ronds dans l'eau.

La version 4, de Movable Type, est disponible pour essai, en beta. Paresseuse par essence, je ne l'installerai pas avant qu'elle n'en soit à sa version finale.

Réaction d'égoiste, je sais. Si je la téléchargeais et l'installais sur le serveur, je pourrais aider à son développement, peut-être. En tout cas, découvrir et signaler des bogues. Sauf que je ne suis pas une bidouilleuse de métier.

Et que je n'ai pas tellement de temps pour jouer dans les codes en ce moment. J'ai préféré changer ma feuille de style une autre fois, ce matin. Gardé le rouge en toile de fond.

Et puis j'ai entrepris de relire À la recherche du temps perdu, pour singer une plus que gentille et probablement ma plus patiente et fidèle lectrice du web qui m'a écrit « j'ai (re)commencé la lecture d' A la recherche du temps perdu ».

C'est comme ça que le désir m'est (re)venu. Merci Jo. Je suis nulle de chez nul, je ne lui ai même pas encore répondu, mais j'y pense souvent.

Je lis Proust mieux que les premières fois, assise dans l'herbe. J'en suis encore à « Combray, II », Du côté de chez Swann.

Elle doit avoir fini À l'ombre des jeunes filles en fleurs. Quel titre follement tordu et inspirant. Je (re)découvre, j'aime. Et je prends des notes. Je lis très lentement car je travaille beaucoup (pour gagner des sous) et puis il y a les légumes et les fleurs à cultiver. J'ai entrepris d'autres travaux de rénovation, pas pu m'en empêcher.

J'ai repris mon roman, ça avance bien : 86 pages tapées, corrigées, et une forme qui s'affirme, mais pas en forme de poire. Merci Satie. J'ai fait des rêves sans queue ni tête. Quelques mots à ce sujet bientôt.

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63. dans les choux

Cette page sera classée dans la catégorie « bidouillages ». Il m'arrive de temps en temps de m'amuser avec les scripts. Quand j'en cherche, j'en trouve toujours des nouveaux et d'habitude je ne publie pas mes essais et je finis par oublier le nouveau gadget dans un coin du serveur. Une fois n'est pas coutume, j'ai récidivé. L'heure étant à la générosité et au partage. J'ai coupé les dernières branches de glaïeuls roses hier. ll me reste trois gros choux d'hiver à cueillir [lire leur couper la tête] et deux rangs de carottes à arracher. Les oiseaux ont tout mangé les raisins, j'ai trop attendu pour les ramasser : pas de vin cette année pour madame Strohem. Je fais la pause. Et c'est ainsi que voici le traditionnel jeu du Pendu... en espérant que cela fonctionne.

Cliquez sur le bouton pour commencer

J'ai commencé la page du jour. Je me suis arrêtée pour bricoler ce jeu et jouer. Et pour lire encore un peu. La page est encore en mode brouillon, je la publierai plus tard aujourd'hui. Pas que je sois dans les choux.

J'espérais finir À l'ombre des jeunes filles en fleurs ce matin. Et puis il y eut Albertine Simonet. Et cette prase : « Vous venez du golf, Octave ? lui demanda-t-elle. Ça a-t-il bien marché ? Étiez-vous en forme ? – Oh ! ça me dégoûte, je suis dans les choux, répondit-il. [...] » Quel grand coquin, ce Marcel Proust.

[Mais où a-t-elle donc déniché ce jeu du Pendu ? Rendez-vous sur le site http://www.editeurjavascript.com, c'est là !]

Héhé ! Autre trouvaille du jour, cette fois sur le désormais fourre-tout incontournable, Wikipedia :

« S'intéresser à un écrivain parce qu'on aime son livre, c'est comme s'intéresser aux canards parce qu'on aime le foie gras » (Margaret Atwood, cité par Jonathan Littell dans le Monde du 17 nov. 2006)

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