octobre 2004 (17)

vendredi 1 octobre 2004

261. kvas

Boire un verre de kvas, qui brûle la gorge, à petites gorgées. Déguster. Elle, presque guérie. S'il y a une chose que je sais. Je ne sais rien. Bondir. Et rebondir j'ai toujours su. Calculer le nombre et la hauteur de mes sauts pour grimper, m'accrocher à la vie par la seule force de mes minces lire la suite


samedi 2 octobre 2004

262. la guerre, c'est non

ligne grise

L'Alliance Canadienne pour la Paix appelle à une journée d'action pancanadienne pour dire NON AU BOUCLIER ANTI-MISSILE, le samedi 2 octobre. Deux jours seulement avant l'ouverture de la Chambre des Communes, les citoyennes et citoyens de plusieurs villes à travers le Canada démontreront à Paul lire la suite


dimanche 3 octobre 2004

263. il y a des matins

Il y a des matins, les mots sont prisonniers, tourmentés. Et d'autres matins, tu te lèves et ils s'envolent en palpitant, pressés et comme gonflés d'impatience, pour aller respirer légers et vaporeux dans le bleu du ciel, – nettoyés par le sommeil profond, – aérés par les longues randonnées lire la suite


mercredi 6 octobre 2004

264. discipline

Une chose – parmi tant d'autres –, ne cesse de me captiver tant elle est faite de légèreté et d'inconsistance. Quelque chose en forme d'étoile comme le va-et-vient du coeur et les désirs d'amour qui surgissent et se retirent, un peu comme le mouvement des vagues. Leur mouvance parfois lente, parfois lire la suite


jeudi 7 octobre 2004

265. contre la peine de mort

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La peine de mort est une aberration. Un non sens. Jusqu'au 9 octobre, Montréal est la capitale mondiale des droits humains à l'occasion du 2e Congrès mondial contre la peine de mort. Bianca Jagger raconte : J'ai eu la malheureuse opportunité le 22 juin 2000 d'assister à l'exécution d'un homme, Gary lire la suite


vendredi 8 octobre 2004

266. violoncelle solo

Dans toutes circonstances, les choses difficiles passent mieux avec la musique ; ce soir, c'est Mahler. Quelques « je serai avec toi par la pensée » [d'outre-Alantique] et pas du tout de « je serai là avec ou sans toi » [de Montréal-Québec] à mon invitation d'hier. Et tous ceux à qui j'en ai parlé lire la suite


samedi 9 octobre 2004

267. die in

Je suis allée seule à la manif, mais pas toute seule. Vous étiez là, nombreux avec moi. J'ai finalement reçu, dans la nuit et la matinée, des messages de plusieurs personnes qui ne pouvaient pas venir, et qui ont offert de m'accompagner avec le coeur et la pensée. Merci d'avoir été là, tous. Sachez lire la suite


dimanche 10 octobre 2004

268. et puis plus rien

un badge contre la peine de mort, à la manif de samedi 9 octobre 2004

Ce matin je me lève avec l'envie de rien. Hier, j'avais projeté d'écrire la suite de cette manif, bien illustrée avec les photos que j'ai prises disposées ici et là sur la page. Un vrai reportage. Je l'ai réalisé entièrement, intérieurement. Je peux le voir. Et puis plus rien. Je n'ai envie de rien. lire la suite


lundi 11 octobre 2004

269. et les images ?

Je n'aime plus beaucoup ce journal. Vous non plus ? Tant mieux. Je lui ai déclaré la guerre hier. On verra bien qui de lui ou de moi aura le dernier mot. À moins que ce ne soit le chat qui gagne, pour une fois. Avant de le déchirer et de le jeter à la poubelle [le journal, pas le chat], je lire la suite


mardi 12 octobre 2004

270. partir : définitivement seule et sauvagement libre

Retour arrière, le 3 juin 2001. J'avais alors tenté de partir, mais il me manquait la force du rêve. On dirait bien que je l'ai enfin trouvée. Sauf que ce départ ne sera pas une fuite. Je n'ai rien ni personne à fuir. Et tout à découvrir. Je suis sortie à 15 heures pour aller déposer un chèque à la lire la suite


271. à la dérision

il fait noir déjà trop noir et un bouquet de roses rouges posé sur le coin de mon bureau avec quelques lueurs des bougies dans la fenêtre

Je suis seul comme le vert de collines au loin je suis crotté et dégoûtant devant les portes les yeux crevés commes des oeufs pas beaux à voir et le corps écumant et fétide de souffrance Je n'ai pas eu de chance dans la baraque de vie je n'ai connu que de faux aveux de biais le pire je veux lire la suite


lundi 18 octobre 2004

272. le vent du désert

Je lis Les septs piliers de la sagesse en pleine nuit. Je me lève et allume deux bougies, et l'ordinateur, et j'ouvre une autre page du journal. La longue méditation sur l'homme et l'action, commencée à quatre heures du matin me fait sentir le doux vent du désert. La semaine passée, je me suis tenue lire la suite


mardi 19 octobre 2004

273. passage obligé

Cette maison est magique. Magnifique. On a pas idée. Je l'ai su dès l'instant où j'y ai mis les pieds, il y a déjà presque dix ans. Un peu à l'image des autres maisons que j'ai eu la chance d'habiter avant. Encore un peu et j'abandonnerais toute idée de partir, de la vendre. Mais. Je n'essaierai lire la suite


jeudi 21 octobre 2004

274. une lanterne chinoise

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J'ai lu les Contes de la Véranda. Quand je serai très vieille avec plein de cheveux blancs, s'il m'en pousse un jour, à la veille de mes quatre vingt-dix-neuf ans, j'écrirai une énorme et voluptueuse thèse sur Herman Melville. D'ici-là, j'ai beaucoup de pain et des montagnes de gâteaux sur la lire la suite


lundi 25 octobre 2004

275. il y avait un jardin

J'aime écrire dans le journal tôt le matin, avant d'avoir été bousculée, bercée, impressionnée, tuée, ravie, aimée, animée, choquée, découragée ou fascinée par tout ce que charrie une autre nouvelle journée. Écrire le coeur remis à neuf, avant d'avoir entendu, écouté, rassuré, bercé, détesté ou aimé lire la suite


mercredi 27 octobre 2004

276. luna

Nous avons cueilli trois gros paniers de pommes d'automne rouges et juteuses dans les vergers de Rougemont. Je viens tout juste d'en peler une bonne douzaine que j'ai transformé en compote. Sucrée avec du sirop d'érable. Pris le temps d'admirer l'apparition de l'éclipse de lune [oups]. Le ciel était lire la suite


dimanche 31 octobre 2004

277. à mots découverts, encore

Ils ont encore changé l'heure et je l'ai su tard le lendemain matin. Ça m'apprendra à ne pas ouvrir la radio, et encore moins la télé durant toute une semaine. C'est grâce au portable que j'ai pris conscience – ô épiphanie, quand tu nous tiens – de l'heure en trop sur toutes les horloges et pendules lire la suite


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