mai 2004 (18)

samedi 1 mai 2004

172. saloperie de saloperie d'internet

Choc sur un petit samedi matin tranquille. Encore mal aux yeux. Je mets des gouttes, ça va passer. C'est pas ça le choc. Le choc, c'est une découverte que je viens de faire par hasard. Je me suis levée, assise à l'ordinateur, et commencé une matinale tournée des blogs. De lien en lien, j'ai vu une lire la suite


dimanche 2 mai 2004

173. du vert, et de quelques commentaires

Ça y est, les feuilles dans les arbres sont sorties cette nuit. Pour certains ce sont encore des grappes de minuscules fleurs jaunes étoilées, et pour d'autres, ce sont de vraies feuilles encore toutes plissonnées, mais Vertes, et au moins il n'y a plus seulement des branches noires pour colorier le lire la suite


lundi 3 mai 2004

174. [...]

Gros lundi gris, avec son cortège de désillusions et moult démarches qui me puaient au nez. Néanmoins procédé. Presque pas eu le temps de manger. Pas très faim non plus. Lu chez Michel Onfray [dans son Antimanuel de philosophie] cet bref extrait d'un long passage choisi par lui chez Simone Weil, au lire la suite


mardi 4 mai 2004

175. scoop

Les temps sont à la réflexion. Ce journal est sur le bord de subir une autre mutation. Pas un changement de look ni de titre, non. Son auteur ne prendra pas un pseudo bizarre pour disparaître sur le web et recommencer à zéro en s'imaginant que personne ne va la lire ni la reconnaîre. Je ne crois lire la suite


mercredi 5 mai 2004

176. le premier pied dehors

Beaucoup de matériel extérieur. L'embarras du choix : des gens, des gens, des gens, des voitures, des bicyclettes, des bébés joufflus dans des poussettes, ou dans des porte-bébés, repus de bon lait et le cou cassé par le sommeil, la police, des trottoirs, des rues, des magasins, dix, quinze, vingt lire la suite


jeudi 6 mai 2004

177. miss météo

Pas grand chose dehors aujourd'hui. En fait, il y avait sans doute tout ce que j'ai noté hier, mais je n'ai rien vu du tout. La seule petite lumière qui aurait pu rendre le dehors intéressant, il aurait fallu aller la chercher en dedans, et le dedans, je me suis juré de ne plus en parler ici. Ça va lire la suite


vendredi 7 mai 2004

178. boîte à bijoux

Je suis sortie de très bonne heure ce matin pour aller au bureau. Beaucoup plus tôt que les autres jours, juste pour voir. Il faisait déjà soleil et j'ai vu les fleurs du lilas au coin de la rue Lajoie. Elles sont toutes petites, mais elles sont bien là et presque écloses. Résisté à l'envie d'en lire la suite


mardi 11 mai 2004

179. u comme dans urubu

Hier matin, réveil dans les méandres cotonneux de ma maison du fleuve. Retour en ville dans la journée. Vu un urubu [avant-hier]. J'ai cru que ce gros oiseau brun foncé avec une petite tête chauve et rouge était un aigle. Je ne me suis pas trompée de beaucoup. Lu dans le Sanctuaire de Faulkner des lire la suite


vendredi 14 mai 2004

180. connexion, fragile !

Message d'alarme : la connexion au réseau risque de s'interrompre dans les prochaines heures, jours, semaines, mois... qu'en sais-je. Je sais. Je ne suis pas la seule. La plupart de blogueurs se meurent. Ceux qui ont déjà disparu, on n'en parle plus. Balayés. Oubliés. C'est fou comme la mémoire est lire la suite


lundi 17 mai 2004

181. les grèves de Kamouraska

baignade.jpg

À force de regarder dehors et d'observer, je vois des choses, des tas de choses que je n'osais même pas imaginer. C'était l'avant-dernier dimanche, j'avais déjeuné chez La Fée Gourmande et goûté à ses chocolats. Je suis tombée à genoux devant le Fleur de lavande : « une ganache noire finement lire la suite


mardi 18 mai 2004

182. le livre

L'unique médecin du peuple, pendant mille ans, fut la Sorcière. Les empereurs, les rois, les papes, les plus riches barons, avaient quelques docteurs de Salerne, des Maures, des Juifs, mais la masse de tout état, et l'on peut dire le monde, ne consultait que la Saga ou Sage-femme. Si elle ne lire la suite


mercredi 19 mai 2004

183. image dorée, suspendue

J'arrivais en ville, je rentrais à la maison en voiture, tranquillement, et la musique sortait de la radio et ça me faisait du bien parce qu'elle m'aidait à porter une lourde fatigue doublée du stress d'une longue route, et je roulais sur Bernard, et puis j'ai viré à 90 degrés pour emprunter la lire la suite


jeudi 20 mai 2004

184. signature

Je repars demain pour le fleuve. Vous commencez pas à trouver ça un peu lourd, cette histoire de départs et de retours, et de on sait jamais où elle est ? Peut-être que non, mais moi, oui. Et je me sens comme une obligation étrange d'inscrire le lieu où je vis quand j'écris, comme il restera lire la suite


samedi 22 mai 2004

185. ma chambre jaune

De Montréal au fleuve bleu, gris et violet à ses heures, sous un ciel plus grand que les plus grands dieux des routes, j'ai suivi un chemin quelque peu pénible mais enfin j'y suis arrivée avec tous mes tendres morceaux et donc je suis là, brûlée et moulue. Comme si la ville m'avait tout pris. lire la suite


dimanche 23 mai 2004

186. un coin du jardin

Les jours sans vent sont rares par ici. Et pourtant, ce dimanche il n'y a pas de vent. Que du chaud soleil. Et sur une étagère, les petits sacs de semences gonflés et colorés attendent sagement mon envie de les déposer en terre. J'examine les sachets et leurs images, je lis les instructions, lire la suite


lundi 24 mai 2004

187. la maison verte

On pourra dire qu'elle est à moi cette maison verte au bout des champs. Et elle sera toujours mienne sans que j'y aie jamais dormi toute une nuit. Juste parce que je l'ai traversée et aimée, elle sera à moi pour la vie, et on aurait tout à la fois tort et raison de prétendre le contraire. Les lire la suite


samedi 29 mai 2004

188. cut, cut, cut

Déjà samedi soir. Bientôt 21 heures. À ceux qui ont joui à la pensée que j'avais laissé tomber le journal, je vous le dis tout de suite, vos orgasmes présents et futurs pourraient bien être court-circuités [pour ne pas dire shuntés] grâce aux effets inoubliables de mon plus gracieux bras d'honneur. lire la suite


lundi 31 mai 2004

189. dehors, dedans

On me l'avait bien dit : tu vas pas faire long feu à n'écrire que le dehors dans ce journal-là. On s'est mis à le lire silencieusement [almost] et à attendre que je craque. C'est quoi cette histoire, cette lubie de n'écrire que l'extérieur ? Un défi ? Un jeu ? Peut-être. Et un exercice, une lire la suite


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