février 2004 (16)

dimanche 1 février 2004

119. tendres esquisses

terrarium1

Déjà février. Je crois avoir trouvé la musique que je cherchais. Comme si le fait d'écrire cela dans le journal hier avait fait que je tombe dessus aujourd'hui, comme par hasard. Il s'agit de la Symphonie numéro 6 de Beethoven, « la scène au bord du ruisseau » : Andante Molto Moto. Me reste plus lire la suite


lundi 2 février 2004

120. as usual

2004.02.02_jacinthe

Je m'étais pourtant promis juré que je ne toucherais plus au design de ce journal avant longtemps et j'ai rechuté la semaine dernière. Le résultat est en ligne depuis hier. J'aime mieux le nouveau style : plus simple, rien autour du texte. Cette fois-ci, c'est pas touche avant un an au moins. Par lire la suite


mardi 3 février 2004

121. it's not a gift, just relax, take it easy

vieux gramophone qui lit pas les mp3

Je suis désolée pour les lecteurs de ce journal qui ne lisent pas l'anglais. Parce que je vais transcrire ici une chanson de Cat Stevens que je connais par coeur tant je l'ai chantée, et je la chante encore parce qu'elle me fait du bien. Pour l'entendre, il faut cliquer sur le gramophone qui sait lire la suite


vendredi 6 février 2004

122. huis clos

le baiser

D. est mon ami depuis fort longtemps, des années, et il m'aime. Il m'a souvent consolée de plusieurs peines inconsolables, toujours soutenue, et je crois bien l'avoir toujours aimé sans m'en rendre compte, tant j'étais occupée à vivre à corps perdu la poursuite de mes amoureuses chimères. D. voyage lire la suite


samedi 7 février 2004

123. huis clos [bis]

J'aime le mot « huis » qui évoque les rondeurs, comme un beau huit doublé d'un charme secret, un double secret noué autour du cou. Huis est un vieux mot que l'on n'utiliserait plus jamais s'il n'y avait cette expression tenace du « huis clos » qui signifierait, selon les dictionnaires en usage, « à lire la suite


jeudi 12 février 2004

124. u & i

Je n'arrête pas de penser à vous et moi ensemble. Je vous cherche et ne trouve que moi prenant toute la place. Puisque vous êtes parti, je reste. Pas le choix. La nuit je ne dors presque pas. Et pourtant je rêve, je sais que je rêve. Comment je le sais ?  Parce que le mal. La douleur. Quand je me lire la suite


samedi 14 février 2004

125. u & i

Blanchie par les insomnies. Encore cette nuit. Je sors chaque soir, et je bois du vin rouge avant le concert, tout un ballon, vêtue de noir et les lèvres rouge rubis. Sortir, même - et surtout - quand ça vous vide les poches comme le petit pingouin qui mangeait des montagnes de crêpes : une fois lire la suite


dimanche 15 février 2004

126. une baignoire à pattes à l'Île aux Chats

Laurence Rizk : Baignoire

Laurence Rizk : Al-Ubur Tout un long week-end pour retomber sur mes pattes. Pris congé jusqu'à mercredi. J'en avais plus que besoin. Mal partout. Mais pas malade. Pas le temps. Toute une maison à remettre sur pieds, et moi avec. Je n'aime pas ça. Cette immense fatigue-là, envie que ça me lâche. lire la suite


lundi 16 février 2004

127. de nuevo

Tremper. Épurer. Nettoyer. Gratter. Je baigne dans l'eau chaude bouillante de longues heures. La mousse parfumée avec la cannelle, le ylang-ylang et le ginseng a la réputation [dit-on] d'utiliser la synergie des trois plantes pour les faire agir comme tonifiant, stimulant, et aphrodisiaque. Fait lire la suite


mardi 17 février 2004

128. [thank god]

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Envie de la mer. Besoin de soleil et de ciels cléments. Restent les images, et ce qui pousse en avant. Restent les rues glacées et les tender loving heures des petits matins doux à écrire jusqu'au bout du dernier mot, sous la couette, fenêtre ouverte et nez gelé, et à parler au téléphone avec ma lire la suite


dimanche 22 février 2004

129. page sans désir

estampe_kiyomasu.jpg

J'ai cru que je n'écrirais jamais la page 129. Bricolé une page pause, une page avec ma lanterne [chinoise] l'autre soir. Et puis je l'ai publiée pour marquer le temps, signifier que je n'abandonne pas, que je ne suis pas en crise de tout fermer. Pas en crise. Pas en colère. S'il-vous-plaît, pas lire la suite


lundi 23 février 2004

130. en noir et blanc

Retour des sons. Les images me boudent, sollicitent tout ce qui bouge. Et le plaisir encore plus. Je perds ainsi le désir d'écrire en ligne. Je le fais à froid, sans passion aucune. Cela me file entre les doigts comme le sable et l'eau de la plage. Même pas un petit coquillage glacé ou une algue lire la suite


mardi 24 février 2004

131. ...et en couleur

J'ai déniché des herbes magiques pour guérir mon mal partout [relents des derniers grands froids, du stress et caetera]. Plus douces que drogues, mes infusions et autres médecines parfumées à base de fleurs font du bien. Par ailleurs, la panne du désir des derniers jours n'a pas progressé. Elle est lire la suite


mercredi 25 février 2004

132. échappée vers la mer

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Je m'étais attachée à D. J'étais bien avec lui. Avec passion et simplicité. Complicités. Et petits bonheurs en prime. C'est pas souvent dans une vie. J'ai tout pris. Je l'ai aimé. Me suis laissé aimer, pour une fois. Ce fut trop court. Il est parti. J'ai eu de la peine. J'ai pris sur moi, c'était lire la suite


vendredi 27 février 2004

133. vivement l'apesanteur

L'eau chaude coule en cascadant dans une montagne de minuscules bulles parfumées au romarin. Je passerai le reste de ce vendredi soir en apesanteur.  J'ai dix minutes pour écrire que j'ai passé la journée avec la belle Émilie dans le quartier chinois. Nous avons refait nos réserves de thé vert, de lire la suite


dimanche 29 février 2004

134. arabesques

Freudvoll und leldvoll, gedankenvoll sein; Hangen und Bangen in schwebender Pein; himmelhoch jauchzend, zum Tode betrûbt: glücklich allein ist die Seele, die liebt! Goethe, Klärchens Lieder Être tout à sa joie et à sa douleur, à ses pensées ; en proie au doute et à la crainte, figé dans le tourment lire la suite


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