novembre 2003 (23)

dimanche 2 novembre 2003

51. macha

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Après mon dîner de nuit, je suis rentrée avec un cadeau : un petit chat noir. Beau, mais équipé de griffes pointues comme des lames de rasoir. Il m'a entaillée de partout. Depuis ce matin à l'aube, j'essaie d'écrire, pas moyen. Monsieur le chat qui est une femelle, et que je préfère appeler  […]

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lundi 3 novembre 2003

52. sept mots, trois femmes

— la volupté n'est pas un plaisir comme un autre, parce qu'elle n'est pas un plaisir solitaire comme le manger et le boire, — in Le temps et l'autre, E. Levinas Je danse un voyage lumière à la pointe de ton âme surprise pieds nus dans la neige – première tu m'écris des livres – passions avant le  […]

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jeudi 6 novembre 2003

53. ü

La première fois que je l'ai vue de mes yeux vue, que je l'ai sentie et touchée, et que je lui ai parlé, j'ai tout de suite pensé à la femme d'un roman d'Elsa Morante, Aracoeli. Ça doit être Judith qui me l'a envoyée. Ü ne comprend plus rien du langage, et elle s'en fout. Au point où elle en est, je  […]

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samedi 8 novembre 2003

54. les saisons avant la joie

Trop [...] pour écrire. Dormi tout mon samedi. Envie de noter ce qui me trotte dans la tête. Pour le plaisir de saisir l'instant. Citation, donc. Pour mon coeur amoureux, et le vôtre : Les saisons du grand Raôul Duguay. Ce poème, je ne l'ai jamais lu, seulement entendu mille fois. Je le sais par  […]

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dimanche 9 novembre 2003

55. tes désirs sont les miens

Si tu ne veux plus que je parle, si tu ne veux plus que j'écrive, il en sera fait selon tes désirs. Je me tairai. Je n'écrirai plus. Si c'est ce que tu veux. Je laisserai toute la place à tes images et à ton monde et je me poserai sur ton dos comme un oiseau pour te faire de l'air en battant un peu  […]

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mardi 11 novembre 2003

56. manuscrit [the end]

La vie est belle. Confortablement installée dans un café du Mile-End, j'ai écrit aujourd'hui les trois dernières pages d'un manuscrit de trois cents et quelques pages écrit quasiment tout d'une traite depuis plusieurs mois [trop], et dans un secret relativement bien gardé, assez en tout cas pour le  […]

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mercredi 12 novembre 2003

57. le blanc de la nuit

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Je n'avais rien de particulier à faire ce soir. Un peu fatiguée, j'avais choisi de rentrer tôt pour me reposer et être en forme demain matin. Finalement, après un dîner chez Maïko avec É. et M.-L., je me suis glissée sous la couette à 22 heures, gavée de sushis et de saké, et jouissant à l'avance  […]

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jeudi 13 novembre 2003

58. blanc moi

Duras : « C'est dans la reprise des temps par l'imaginaire que le souffle est rendu à la vie. » Mon histoire, l'histoire de ma vie, il ne faut pas s'attendre à la trouver dans ce journal. Parce qu'elle est blanche. Blanc moi. Je respire et elle se construit, je mange, je bois et elle s'invente.  […]

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samedi 15 novembre 2003

59. o solitude

Mes Carnets d'hiver, je les ai imaginés et rêvés dans le demi-sommeil de l'autre soir. Je leur dois donc la vie, pour la donner, et pour célébrer l'hiver. À part ce projet, je prépare du nouveau. Quelque chose de bien et de bon pour ce journal. Ça touchera Voyelle et les futurs Carnets d'hiver, bien  […]

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dimanche 16 novembre 2003

60. o soie

J'ai dit que j'écrirais tous les jours et voilà que non. Rien. J'ai appliqué une forme de contrainte à mon journal papier hier soir : pas plus d'une page par jour dans le cahier rouge au lieu de trois, cinq, ou dix parfois [c'est trop et ça dilue, et ça finit par tourner en rond]. J'ai aussi  […]

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lundi 17 novembre 2003

61. vies

Je suis entrée chez Olivieri et j'ai passé du bon temps avec les livres. À flâner et piger ici et là. J'ai vite aperçu un gros livre : Vies parallèles, de Plutarque [publié chez Gallimard, collection Quarto, traduit par Anne-Marie Ozanam. Avec ses 2291 pages posées à plat sur une tablette du bas,  […]

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mardi 18 novembre 2003

62. maelstrom

Je marchais sur le pont avec E. Emmitouflées dans nos longues vestes d'hiver en duvet dont les capuchons bordés de loup rabaissés jusqu'aux yeux nous protégeaient des vents du large, nous profitions du beau soleil et de l'air glacé en discutant. En bas, dans les eaux du fleuve, ça tourbillonnait  […]

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mercredi 19 novembre 2003

63. adjectivite jubilatoire

Il se passe quelque chose d'incroyable, de fabuleux, d'extraordinaire et d'inattendu, et cela est en même temps prévisible, miraculeux, formidable, gargantuesque, georgeous. Bref, j'exulte. Et comme le dit souvent mon amie la grande Emma, je pense que je m'en remettrai pas. J'adore quand elle me dit  […]

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jeudi 20 novembre 2003

64. land of plenty

J'ai dix minutes pour écrire. Pas une de plus, pas une de moins. Ce soir, je goûte le Beaujolais nouveau en douce compagnie. J'ai quelques amis qui sont ici, mais ça va. J'écrirai pendant qu'ils jasent et boivent du vin en fouillant dans mes livres et en écoutant Leonard Cohen, Bet.e and Stef [y'en  […]

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vendredi 21 novembre 2003

65. la bourre et la muse

Il est fort exigeant de respecter cette contrainte d'écrire chaque jour mais j'y vois plus d'avantages que d'inconvénients. Pas le temps de développer mon idée. J'y reviendrai. Parce que ce soir, je suis un peu à la bourre : j'essaie de finir le design des Carnets d'hiver, fignoler la page d'intro  […]

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samedi 22 novembre 2003

66. toison

Séance chez le coiffeur cet après-midi. Ô surprise, « le » coiffeur a été remplacé par une coiffeuse très mignonne, avec un teint laiteux et une voix chantante, toute en prévenances et en gentillesses [elle me fait un peu penser à Minnie Mouse, mais sans les oreilles] et elle a le mérite de savoir  […]

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dimanche 23 novembre 2003

67. ça fait déjà trois ans

Ce soir, je m'installe. Je commence à écrire dans ce journal à mon nom point com. Depuis quelques semaines, j'avais amorcé l'organisation de ce nouvel espace et je venais y faire un tour tous les soirs. Il m'a d'abord fallu installer Movable Type, et cela n'a pas été une mince affaire ma chèeere. Un  […]

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lundi 24 novembre 2003

68. de quelques obsessions

J'ai recommencé à nourrir l'espoir d'installer un second blog dans la marge pour avoir enfin mes notes marginales, notes qui s'archiveraient en même temps que la page du jour. Le vent était vraiment fort aujourd'hui, au point de me dénouer les cheveux et de détacher mes souliers. Les notes en marge,  […]

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mardi 25 novembre 2003

69. l'Italie

Grosse journée de travail. Juste envie de noter que je suis heureuse. Le quotidien prend une tournure inespérée qui me réjouit. Mais je suis un peu fatiguée ce soir. Si je veux écrire, et aussi laisser une petite trace dans mes Carnets d'hiver, il faut que je me garde quelques forces [pour la page  […]

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jeudi 27 novembre 2003

70. noir doux

Rien eu envie d'écrire hier. Il y avait cette idée de faire une page par jour, et quand je suis rentrée du travail, trop fatiguée, j'ai plongé dans la baignoire à pattes pleine d'eau chaude [évitant de justesse une fracture des vertèbres cervicales]. Et puis je me suis posé la question. L'eau  […]

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vendredi 28 novembre 2003

71. un certain regard

Quand il a pour la première fois posé ses yeux dans les miens, il n'a pas détourné le regard avant une bonne minute, peut-être même deux ou trois. Ça m'a légèrement troublée, mais je n'avais pas envie de regarder ailleurs que dans ces yeux noir-là, clairs et francs. C'était vers le 9 septembre. Je  […]

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samedi 29 novembre 2003

72. sauf que

Sauf que les choses vont en rester là avec l'homme aux yeux noirs doux. Je n'ai pas le coeur assez solide pour me laisser emporter dans le courant de ce qui pourrait être un grand amour. Et puis il me reste un bon quatre mois avant de terminer mon contrat dans cette boîte et je veux me concentrer  […]

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dimanche 30 novembre 2003

73. danser dans la ville mouillée de neige

L'amour est proche parent de la mort. J'avance avec le désir de plus en plus affirmé de poursuivre l'écriture en ligne dans cette manière de journal. D'autant plus que mes réflexions et expériences ont tendance à s'éloigner du partageable ou du dicible [l'immédiat]. Je ressens toujours cette folle  […]

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