juillet 2003 (27)

mardi 1 juillet 2003

267. bazar du jour

camper.jpg

mais qu'est-ce'tu fais ? Il n'est que 5:30 heures et il fait sombre comme si la nuit allait tomber. Un orage se prépare. Ça sent la pluie. Je ferais mieux de mettre mes lunettes. D'ouvrir la lumière plutôt que de m'arracher les yeux sur ce portable dans le noir. Elle dit mais qu'est-ce' tu fais. Je lire la suite


mercredi 2 juillet 2003

268. pas de chat

et si... Je commence seulement à me faire à l'idée qu'il n'est vraiment plus là, que je vis sans ce chat. Et que peut-être il ne reviendra pas, jamais. J'y crois pas. J'ouvre la porte cent fois, je regarde. Je cherche dans les rues avoisinantes, les ruelles. Personne. L'assiette de nourriture est lire la suite


jeudi 3 juillet 2003

269. désir

Le noir et la lumière C'était le matin dans la chambre et dehors le jour devait être en train d'éclore. Mes yeux se sont ouverts comme si quelqu'un à l'extérieur l'avait suggéré de trop près à mon oreille. Ou imposé tendrement. Quelque chose de la douceur d'une respiration claire et pourtant lire la suite


vendredi 4 juillet 2003

270. sondage

sondage du 04/07/03

Voici les résultats Vous l'aurez deviné, ce sondage, quoique basé sur des intentions fort honnêtes, louables et vitales pour l'avenir - et je dirais plus, je dirais même, pour la survie - de ce journal sur l'océan houleux du net, ce sondage donc avait un petit côté un peu bidon. Mais qu'à cela ne lire la suite


samedi 5 juillet 2003

271. nocturne

Ouch, je viens juste de me brûler à l'avant-bras en m'installant dehors pour écrire à la lumière des deux petites lanternes. Ça éclaire pas fort, juste pour dire que je devine un peu les touches [noires] et la lueur qui éclaire en vacillant le blanc des lettres et caractères. Dommage que je puisse lire la suite


lundi 7 juillet 2003

272. monday monday

eglantines 7 juillet 2003

clic C'est vrai ce que P. m'écrit, vrai que ça manque d'images et de fleurs ici depuis que j'ai refait la page. Je dis ce n'est que temporaire, pas envie d'en mettre ces temps-ci parce que j'en ai pas en ce moment, parce que pas envie d'en faire. Je dis ce n'est que temporaire et puis je sors la web lire la suite


jeudi 10 juillet 2003

273. à la vie

coquillages_claquin.jpg

la plage J'ai dormi sur le sable. J'ai dormi sur la plage. Brève escapade à la mer. Presque trois jours complets de repos bien mérité, les pieds dans l'eau. Il y avait trois canards et une grosse lapine qui vivaient librement dans le Bed and Breakfast où je logeais dans ce petit village du Maine où lire la suite


vendredi 11 juillet 2003

274. traverser

Les albizias de Claquin

le fleuve doré Partir sur la route une fois de plus. Me lever tôt demain matin et quitter pour quatre jours ou davantage. Direction le Bas-du-fleuve. Suivre le Saint-Laurent sur plusieurs centaines de kilomètres et puis redescendre vers l'est. Dimanche midi : rencontre de famille. Belles journées lire la suite


samedi 12 juillet 2003

275. kiss me

salicaire

fleuve salicaire Dans une vitre de la grande cuisine au plafond bas elle a écrit : « L'humanité est un sac de graines, seules celles qui s'en échappent fleurissent. » Elle est sortie pour la soirée. Kiss me. J'écoute Laurence Revey, et Laïs. Je dormirai dans le bureau. Elle m'a fait choisir entre lire la suite


mardi 15 juillet 2003

276. à plat

morte ou vive Comme le Phénix je suis Qui de sa mort reprend vie, Qui de sa cendre naîtra. — Tue, tue, tue-moi,     Pour cela ne mourrai. La mèche d'Aveste suis Qui allumée ne perd rien, De qui le feu ne meurt point. — Brûle, brûle, brûle-moi,     Pour cela ne mourrai. Cette vaillante drogue je suis lire la suite


mercredi 16 juillet 2003

277. nos amours

salicaire

Je suis sortie marcher dehors et j'ai longé la voie ferrée bordée de longues herbes et de vignes sauvages et de salicaires en songeant à l'insolente fragilité de l'être, à la vie qui fuit et s'enfuit dès qu'on s'imagine pouvoir l'effleurer du bout des doigts. Je finis par comprendre que nos amours lire la suite


jeudi 17 juillet 2003

278. l'écriture ou l'amour

Ce journal publié sur l'Internet pourrait être un herbier où coller mes fleurs séchées, ou bien il pourrait être un cimetière où j'enterre mes morts, mais ce n'est pas le cas. Ce qu'il est vraiment, je ne sais pas le définir ni en tracer les contours. Jamais eu envie de formuler une définition. lire la suite


vendredi 18 juillet 2003

279. zone d'ombre

Aujourd'hui tu marches dans Paris les femmes sont ensanglantées C'était et je voudrais ne pas m'en souvenir c'était au déclin de la beauté Entourée de flammes ferventes Notre-Dame m'a regardé à Chartres Le sang de votre Sacré-Coeur m'a inondé à Montmartre Je suis malade d'ouïr les paroles lire la suite


samedi 19 juillet 2003

280. le journal de tout le monde

cogito sum quoi ? Cogiter encore et encore sur la question du journal intime public est mon petit péché mignon que je remets sur le métier une fois de plus, mon père. Et la plus belle révélation que j'ai eue de tout ce magnifique mois de juillet 2003 c'est que le meilleur journal qui s'écrit sur lire la suite


dimanche 20 juillet 2003

281. un beau dimanche

abeille.jpg

Quel beau dimanche. Je me suis levée tôt et j'ai passé toute la journée dehors avec D. D'abord un concert dans un parc du nord de la ville, et puis une longue promenade et un pique-nique au Jardin Botanique. D. est arrivé de fort loin pour me rendre visite, il aime discuter littérature et lire la suite


lundi 21 juillet 2003

282. avec d., jour 3

love, aimer, ai, psetseninuta

D. s'est levé très tôt et il est sorti acheter des croissants au beurre. Il a fait le café et il a chargé un grand plateau de saumon fumé et de confitures et de toutes sortes de gâteries et de fleurs aussi et il a apporté tout ça dans le grand lit. C'est exactement de cela dont j'avais besoin ce lire la suite


mardi 22 juillet 2003

283. un goût de sel et de miel

D. s'est installé chez-moi pour les deux prochaines semaines. Et je crois que vous m'entendrez encore un peu beaucoup parler de lui, et de moi avec lui. En ce moment, il est fort absorbé par la lecture de mon manuscrit, il lit Épiphanie, il lit en buvant du Muscadet et en tournant les pages lire la suite


284. bed in

Je me sens encore fatiguée ce soir, avec une grosse journée de travail dans le corps. L'estomac un peu dérangé depuis quelques jours que je fais la fête. Décidé de rester sagement à la maison à me reposer et faire des trucs qu'on ne peut faire que quand on est tout seul. J'ai installé le portable lire la suite


mercredi 23 juillet 2003

285. les cahiers secrets

Je lui ai parlé de x. J'aurais aimé lui donner à lire mon journal papier, les cahiers de 2002 et 2003. C'est hier matin exactement que je lui aurais donné le premier cahier. Et puis entre hier et aujourd'hui, il aurait tout lu pendant que je travaillais. Il serait sorti en ville, s'installant lire la suite


jeudi 24 juillet 2003

286. de marbre

secret

Je n'aime aucune autre des images autant que celle de la pierre plate et ronde avec les mots secrets gravés dessus. Il y en a plus d'une comme celle-là sur le Mont Royal, faites de marbre, et cachées dans l'herbe comme les pages déchirées d'un cahier secret. Et sur chacune de ces pierres, les mots lire la suite


vendredi 25 juillet 2003

287. un petit bisou, et je pars

le sable, la mer et le ciel, à Vancouver

Vac'03, 1.0 La grande horloge du temps avance trop vite. Ou encore elle prend du retard. J'ai perdu le temps qui s'est pendu à un arbre comme une cloche. Je sonne les heures tendres et chaudes d'un autre bel été. Changement au programme. Demain samedi je pars en vacances pour quatre belles lire la suite


samedi 26 juillet 2003

288. ouindigo

Sagittaria aubulata

Escale près de Québec sur une île verdoyante. Ile de Bacchus ou d'Orléans Ouindigo c'est la belle Algonquine de ce coin de pays ensorcelé. C'est l'île des sorciers ou des feux follets, des mots fous qui grattent l'âme et l'imaginaire sur les affiches et les petites enseignes peinturlurées, la forge lire la suite


dimanche 27 juillet 2003

289. traverse

Incident sur le traversier entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon. Rien de grave. J'étais en grande conversation avec D. à l'avant du bateau, et je scrutais le fleuve dans l'espoir fou d'apercevoir une belle grosse baleine, quand je me suis aperçue que mon journal n'était plus dans mes mains - alors lire la suite


lundi 28 juillet 2003

290. l'estuaire

Coccoloba uvifera (raisinier bord de mer)

Tadoussac. Trop beau. Trop de choses à faire et à voir dans ce [grand] coin de pays. La mer, les bateaux. Des musées. Surtout les baleines et les histoires amérindiennes de traite des fourrures. Les dunes et le sable, et cette immense baie toute bleue même sous la pluie qui la blanchit un peu lire la suite


mardi 29 juillet 2003

291. le sentier

Abrus precatorius (réglisse sauvage)

Comme un long serpent le sentier s'enroule autour de mes chevilles. Je marche soliloque un tendre silence. Pour méditer sans fin. Lèvres closes, attention flottante, je laisse les pensées se dérouler, suivre le fil des pas, pour les écrire demain ou un autre jour, peut-être. Je n'écris plus dans lire la suite


mercredi 30 juillet 2003

292. le vert et le bleu

Plus que huit pages et je mettrai le point final à ce journal. Le titre a changé ? Je ne me souviens pas quand, quelques semaines ou mois, peut-être. En français, j'ai mis un OU entre Love et Writing, et non pas un ET/AND. Le OU de L'Écriture ou l'Amour marque une équivalence entre les deux termes. lire la suite


jeudi 31 juillet 2003

293. adieu petite thébaïde

Cassytha filiformis [love vine]

Il est tard. Je gribouille quelques mots dans mon carnet à demi assise dans le grand lit, pendant que D. coule doucement à pic dans le sommeil, les bras noués autour de ma taille, la tête dans le creux de ma hanche droite, lové comme un chat. J'ai conscience que ceci est un moment privilégié. Trop lire la suite


Haut de page