octobre 2002 (28)

mardi 1 octobre 2002

71. une fleur rouge pour Mausole [bis]

Balisier du Mexique

Rouge comme les fraises de la confiture de ce matin. C'est un rouge de désir, de petit déjeuner. Quand je me lève au milieu des songes de ma nuit, je commence par la confiture de fraises qui dessine sur la table tout le rouge dont j'ai besoin pour vivre. Après, le noir du café me réveille. J'ai lire la suite


mercredi 2 octobre 2002

72. rien à déclarer

dragon sigurdr

Et tandis que, face en bas, les autres animaux regardent la terre, il a donné à l'homme un front dressé, lui a ordonné de voir le ciel et de lever son visage dressé vers les astres. [Ovide, Les Métamorphoses, I, 84]. Pour traiter de la peur, commencer par recopier un petit bout des Essais de lire la suite


jeudi 3 octobre 2002

73. rester couchée

dragon sigurdr

[aide-moi, petit dragon] Il est grand temps que je déniche quelque part ce kimono de soie bleu pâle très pâle avec des dragons roses et oranges dans le dos et sur les seins. Il doit bien se trouver dans quelque quartier chinois [ou ailleurs] de quelque grande ville du monde [ou ailleurs]. Plus que lire la suite


vendredi 4 octobre 2002

74. rester couchée [bis]

dragon sigurdr

[aide-moi, petit dragon] Un autre jour à rester couchée. Je me lève tard. Très tard. Seulement quand il fait nuit noire. J'allume l'ordinateur. Je plisse un peu les yeux. J'ouvre mon courrier. Ciel et pattes de gazelles ! Je viendrai jamais à bout de toute cette correspondance. J'ai déjà des mois lire la suite


samedi 5 octobre 2002

75. déjà octobre

dragon sigurdr

[merci bien, petit dragon] Quel vent cette nuit. Quelle vie. Cette fois c'est moi qui ai pris le téléphone. Et j'ai appelé D. Bris de contrat. C'était pas génial. Je sais. C'était à qui raccrocherait au nez de l'autre le premier. J'ai gagné. Après, j'ai décidé de me lever. La faim. L'envie de lire lire la suite


dimanche 6 octobre 2002

76. le journal du dimanche

dragon sigurdr

[reste avec moi, petit dragon] Dimanche calme. Le vieil érable brille devant la fenêtre, les feuilles frémissent et virent à l'orange et au rouge. Le ciel est doux, bleu acier. L'air, froid. Je perds des cheveux. Trop. Vais-je bientôt me retrouver complètement chauve ? Avec la coupe d'hier, j'ai la lire la suite


lundi 7 octobre 2002

77. hasard

dragon sigurdr

[reste encore un peu avec moi, petit dragon] J'ai finalement terminé la révision de la première partie de mon manuscrit aujourd'hui. Malgré la panne de courant qui a effacé les trois quart de mes corrections sur les 30 premières pages, malgré la maladie, malgré le coeur qui a fait mal ces derniers lire la suite


mardi 8 octobre 2002

78. petit délire post-mortem

tournesols ivres pour A

Malade, au lit. Je sais. Faut que je me soigne. Mais c'est plus fort que moi, faut que je me relève pour faire cette damnée page. Et pour coller une photo floue des tournesols de ma chère A. [eh oui, ma puce, ils sont encore très beaux] et d'un coin de mon bureau, prise la veille du jour où j'ai lire la suite


mercredi 9 octobre 2002

79. aide-moi, petit dragon

dragon_sigurdr.jpg

[aide-moi, petit dragon] Petit matin. Odeur de café. Silence. J'ai pas faim. Faut manger. Envie de soustraire sournoisement le verbe falloir du dictionnaire. Plus « malade » que je ne pensais. Comme si l'antibiotique faisait aucun effet, sauf les secondaires et les indésirables. Plus « atteinte » lire la suite


jeudi 10 octobre 2002

80. le corps

dragon_sigurdr.jpg

[merci pour tout, petit dragon] J'ai passé une partie de l'après-midi dans un hammam. Je me suis fait masser, huiler. Parfumer. J'ai dormi toute la matinée. Je refais mes forces. Fatiguée, je cherche de bonnes raisons d'arrêter ce journal. Je cherche de meilleures raisons d'arrêter l'écriture du lire la suite


samedi 12 octobre 2002

81. le pont

Moreau : Hésiode et la Muse/fragment

Je vis, je meurs: je me brûle et me noie. J'ai chaud extrême en endurant froidure: Ma vie m'est et trop molle et trop dure. J'ai grands ennuis entre-mêlés de joie: Tout à coup je ris et je larmoie, Et en plaisir maint grief tourment j'endure: Mon bien s'en va, et à jamais il dure: Tout en un coup lire la suite


dimanche 13 octobre 2002

82. [il y] aura

du courage il en faut a dit sa mère à l'oiseau si tu veux voler il faudra recommencer on a jamais vu d'humain marcher du jour au lendemain j'en ai vu tomber et ne pas se relever [...] il y aura des compagnons il y aura des trahisons il y aura des dérisions il y aura des passions Voilà maintenant lire la suite


lundi 14 octobre 2002

83. un goût de goyave et de thé dayat

Je rentre tard le soir, je me perds dans les étoiles. Je me dis demain je prends le premier avion, le premier train. Je pars pour n'importe où : voir la mer, dormir dans le sable chaud, ramasser des coquillages, ne pas comprendre les langues qui se parlent autour de moi. Ne plus parler autrement lire la suite


mercredi 16 octobre 2002

84. extrait d'une lettre à w.

Je ne sais pas si j'ai de la chance parce que j'écris toute la nuit... Je ne crois pas trop à la chance ni au destin ni à ces choses-là. Je ne crois à rien, en rien. Je ne sais rien sur rien. Sauf que je sais que je ne le sais pas. J'aime vivre pour vivre, portée par le désir. Cette envie folle lire la suite


jeudi 17 octobre 2002

85. elle photographie les roses

Je rentre tard. Toujours trop tard. Les textes d'Emma ont du chien. J'aime son style à la fois incantatoire, jubilatoire, cette tonalité si personnelle et surprenante, qui chante. Et moi ? Annie va bien. Elle est un peu gitane. Son coeur fleurit quand il fait soleil, ou quand elle se fait lire les lire la suite


samedi 19 octobre 2002

86. la race des sauvageonnes à fleur de peau

Claquin : Un bon petit diable

Je devins arbre. Ma tête mûrit et lorsque vint la saison, elle tomba. Elle roula jusqu'à mes racines. Je ris. C'était bien la première fois que ma tête touchait à mes pieds ! [Laurence Revey, poème inédit] Il y a quelques jours j'ai cité les paroles d'une chanson très belle qui commençait pas ces lire la suite


dimanche 20 octobre 2002

87. à fleur de peau

* Dormir. Rêver. Manger des tartines. Boire du café. Écrire un peu dans ce cahier. Tremper dans mon bain de mousse aux essences de romarin en lisant La vie sexuelle de C.M.. Marcher dehors. Rêver. Boire du vin rouge. Manger du poulet. Et des abricots. Travailler une heure sur la révision lire la suite


lundi 21 octobre 2002

88. été indien

Je vivrai mon été indien sans image. Karl écrit que la première neige a tombé cette nuit. Peut-être était-ce hier ? J'ai pas vu ça. Pourtant, je ne dormais pas, mais je ne regardais pas par la fenêtre. Rideaux tirés, bien calée dans mes coussins, au fond de mon lit chaud comme un nid, je lisais, je lire la suite


mardi 22 octobre 2002

89. temps, mémoire, écriture, fiction

Depuis onze ou douze jours maintenant, je me suis réfugiée, moulée dans mon mode de [sur]vie à toute épreuve : m'enfermer dans la maison pour lire et écrire 24 heures sur 24, prendre des bains et caetera. Mais pour commencer, pour avoir le droit de me consoler, il a bien fallu que je tombe malade. lire la suite


mercredi 23 octobre 2002

90. un vent de changement

Toujours contaminée par l'idée de changer la présentation de Love and Writing Project, je réfléchis, je fais des croquis... parce que j'ai envie d'un peu de couleurs, et de tout changer. Un peu comme un grand ménage du printemps en automne. Ça mijote. Quand j'aurai rêvé d'un concept assez lire la suite


jeudi 24 octobre 2002

91. temps, mémoire, soleil

Carte du jeu de Tarot : le Soleil

Ce soir je m'amuse. Je tire une carte du jeu de Tarot. Une seule : Le Soleil. Chance. Écrire n'est rien. Oser le faire implique cette mémoire multipliée et mille fois anonyme, cette voix du dedans qui est la voix de mille autres voix qui crient derrière les portes de l'absurde, pour quelques-uns, lire la suite


vendredi 25 octobre 2002

92. scrabble

Au jeu de Scrabble, j'ai toujours préféré les « grosses » lettres. Le W, le Z, le Y, le K et le X, bref, celles dont personne ne veut, celles qui font baisser un score quand elles ont pas réussi à le faire monter. Hier j'ai sorti mon jeu de Tarot, ce soir, le Scrabble. Faut croire que j'ai pas été lire la suite


samedi 26 octobre 2002

93. à bout de bras

Un journal, c'est comme la vie. Il y a des jours, il faut porter ça à bout de bras, sinon, on y arrive pas tant ça vous travaille par en dedans. Fin de la séance d'analyse. « On devrait pouvoir tout dire », écrivait Joyce. Oui, mais j'aime pas ça tout dire. J'y crois pas. Tout dire c'est pas lire la suite


dimanche 27 octobre 2002

94. bullshit

Voilà que je me détacherai de vous comme la feuille d'automne se sépare de l'arbre. Je sais que vous n'allez pas trouver cela très drôle, mais ce n'est pas pour vous que j'écris. Oui, vous avez bien compris. Si je veux continuer d'écrire je dois faire totalement abstraction de ce que vous pouvez lire la suite


lundi 28 octobre 2002

95. à froid

Let's blog a little bit about real life in this monday morning without sun. Zut. Je ne me souviens plus du code pour indiquer un changement de langue. Tristesse et céphalée. Sur une échelle de 1 à 10, 10 étant le maximum, l'angoise est à 9 +++++. Fin de mois difficile. Je fais le tri dans les vieux lire la suite


mardi 29 octobre 2002

96. ça doit être la faute au journal

Le hasard aura une fois de plus trouvé une âme généreuse pour faire sonner un réveil qui au lieu de m'agresser m'a remise en contact avec le désir, la nudité, le sens. Et avec la folie et les vieux mots de Script : La nudité rend vulnérable. Nous n'aurions pas dû sacrifier notre fourrure. J'écris lire la suite


mercredi 30 octobre 2002

97. poule noire et livres anciens

Poule Noire

Coïncidence ? En cherchant dans les vieux livres de magie, je découvre homeusers.brutele.be qui annonce un bouquin sur les talismans : La poule noire. L'auteur : on ne donne pas son nom. L'année de publication : mystère. La description : « Contenant la Science des Talismans et Anneaux magiques, lire la suite


jeudi 31 octobre 2002

98. talisman et poule noire

Faut pas se faire d'illusion, même si j'ai l'air de me débrouiller assez bien avec les codes html et les autres, l'assemblage de tous ces signes demeurera toujours plus ou moins de la magie. Et plus ça se complique, plus c'est magique. Voilà pourquoi je préfère coder à la main plutôt que de me lire la suite


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