mai 2002 (23)

mercredi 1 mai 2002

109. hier, donc

syringavulgaris.jpg

Hier, donc, 7 heures du matin. Je me lève et il est là. Il m'amène à la fenêtre. Il dit regarde. Je vois l'immense beauté de la ville et surtout lui, son regard gris bleu [il dit j'ai les yeux bleu pistolet neuf millimètres] et ses cheveux qui bouclent un peu. Les cheveux je les vois plus foncés lire la suite


jeudi 2 mai 2002

110. une fois que j'aurai écrit le mot Fin

magnolia_rose.jpg

Tant de douceur, tant de douceur, et je parle trop. J'ai envie de faire une cure de silence dans ce journal, et ailleurs. M'attacher à l'essence des choses, aller au coeur. Et creuser dedans, rester là. Je ne pense même pas à la vérité, parce que la vérité n'existe pas. L'intégrité, oui. Être lire la suite


samedi 4 mai 2002

111. c'est bon, c'est ça l'idée

magnolia_rose.jpg

Une fois de plus, m'asseoir à ce clavier et noter le jour et l'heure. Coller une fleur. Noter le nom de la muse et mon propre nom, mon nom propre. Le but ultime : rester groundée, me lier pieds et poings au temps pour mieux rêver et emprunter les passerelles et suivre les petits chemins de traverse lire la suite


dimanche 5 mai 2002

112. where the hell are my dreams gone

C'est dimanche. Normalement, jour de repos. Dans un pays très loin d'ici ils votent, ils sont anxieux. Moi aussi. Alors je fais du ménage. Quelqu'un m'écrit : « tu as l'air heureuse... » Heureuse, moi ? Je ne sais pas. Vraiment, je ne sais pas. Comment peut-on s'imaginer que je suis heureuse. lire la suite


lundi 6 mai 2002

113. lire un livre avec un tablier blanc frais lavé

Adieu Angelina

Déniché dans le portfolio de Mario Lemoyne, un dossier Germaine Guèvremont. Je ne connais rien à l'oeuvre de Germaine Guèvremont, sauf peut-être Le Survenant, un peu. C'est un livre qu'il fallait lire à l'école, par petits bouts pour répondre à des questions par écrit et aussi qu'on lisait à haute lire la suite


mardi 7 mai 2002

114. ma five o'clock sieste

roses_sauvages.jpg

Mardi soir, entre 17 et 18 heures, l'heure de ma five o'clock sieste. Je ne dors pas. C'est pas pour faire la tête mais j'écoute les informations à la télé. Ça m'arrive à peu près une fois tous les six mois. Après, généralement, je fais de la soupe. Il fait froid ici. Faut que je trouve un moyen de lire la suite


mercredi 8 mai 2002

115. pleine lune

roses_sauvages.jpg

Toute la journée, je porte mes sandales noires au look japonais. Je fais des rêves éphémérides que je n'écris pas, préférant les confier à la brume matinale qui tombe sur la ville. Il fait encore un peu frais, mais le ciel n'est pas froid. Je courtise en silence la mélancolie et l'euphorie des lire la suite


vendredi 10 mai 2002

116. écrire, dormir

Je suis allée sur le Mont-Royal. J'ai marché sous les grands arbres qui protègent du vent. Au bord du lac, j'ai trouvé un banc, j'y suis restée assise vingt minutes, puis en montant jusqu'au chalet, il y avait un autre banc un peu en retrait, je m'y suis couchée... je ne sais pas combien de temps. lire la suite


dimanche 12 mai 2002

117. let the sun shine in

Ma chambre c'est l'endroit de la maison où je lis et où j'aime écrire. C'est une pièce meublée seulement d'un grand lit et d'une petite table où mes livres s'empilent en désordre. Au pied du lit, une chaise blanche qui a une longue histoire. Sur le mur en face du lit, un tableau de Gustav Klimt où lire la suite


lundi 13 mai 2002

118. chinatown

Je retrouve ce matin le Journal de Katherine Mansfield et un intéressant passage sur l'écriture au quotidien et les petits bonheurs. Je vais le recopier plus tard. Le Journal de K.M. est toujours là quand j'en ai besoin. Certains journaux me font ça. Je lis quelques pages et je me retrouve comme lire la suite


mardi 14 mai 2002

119. montréal fiction

Transition dont je sais qu'elle mène vers quelque sagesse, où aucun visage ne trouve de repos, où tous sont égaux, adoucis par un amour semblable à celui d'un mort ou d'un vivant véritable qui n'attendrait plus rien sinon la claire espérance - mais non l'espérance en quelqu'un - un amour qui ne lire la suite


samedi 18 mai 2002

120. script

cosi_fan_tutte.jpg

love and writing project [script] Ainsi, Le Journal de Script n'existera plus dans quelques jours, hier, demain, une éternité, je ne sais pas. Il ne me restera plus que Le Journal sans Script dans ma tête, je l'ai bannie, je ne la laisse plus écrire. Je regarde mes nouvelles pages et il leur manque lire la suite


dimanche 19 mai 2002

121. beauté

grande_maree.jpg

love and writing project [beauté] Le Poëte est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher. [Baudelaire, L'albatros] Deux heures du matin, je lis Les Fleurs du Mal. Qu'est-ce que je cherche lire la suite


lundi 20 mai 2002

122. repos et lecture : consuelo

magnolia_rose.jpg

Le sommeil répare tout, sûrement : la fatigue, la pensée, le rêve, le coeur. Je lis Consuelo depuis hier matin et j'arrive à la page 736. Il me reste à peu près 200 pages à lire et j'aimerais déjà que l'histoire continue toute la journée d'aujourd'hui et que j'en aie à lire encore pour plusieurs lire la suite


mardi 21 mai 2002

123. un autre jour blanc

fleur_blanche.jpg

Trop peu de temps devant moi pour écrire toute un billet. Les mots du matin sont dans le cahier, manuscrits. Les minutes et les heures de cette journée s'écoulent trop lentement. Pourquoi je dis des fois que le temps n'existe pas ? Ça m'apprendra. Aujourd'hui, malgré cette fleur, ce n'est pas un lire la suite


jeudi 23 mai 2002

124. [ultimement]

Mercredi soir. J'aime le silence de cette maison, mon bureau plein de livres, le vitrail des fenêtres qui change de couleur selon les heures du jour et plus que tout j'aime dormir dans mon propre lit, vivre ici et faire mille choses ou même rien dans cette vieille maison qui craque toute seule quand lire la suite


vendredi 24 mai 2002

125. comment survivre à une overdose de plaisir

Dans notre prochaine existence, nous nous garderons bien d'être humains, nous serons deux oies sauvages, volant bien haut dans le ciel, les neiges aveuglantes, les mers et les eaux, les monts et les nuages, les poussières rouges du monde. De loin nous les regarderons comme si nous n'étions jamais lire la suite


samedi 25 mai 2002

126. samedi matin

trois_etats_matiere.jpg

Vendredi soir. Nietzsche fait toc toc toc à ma porte, j'ouvre et il me prend dans ses bras. Après il va dans la cuisine et il entre dans la dépense pour choisir des légumes, des fruits, du fromage et une bouteille de vin rouge [très rouge]. Ensuite il prépare le dîner, ses fameux homards à lire la suite


dimanche 26 mai 2002

127. ...aimez-vous Bach ?

Aujourd'hui c'est dimanche matin et il est tôt ; je suis seule et c'est génial, je me repose et j'écoute la musique de Bach. Il a plu cette nuit et le temps est humide et j'aime trop ça, beaucoup trop. J'écouterai les Variations Goldberg interprétées par Glenn Gould [qui d'autre ?] et puis lire la suite


lundi 27 mai 2002

128. Chopin

prelude_no_7.jpg

Quelques fleurs, des cyclamens des bois. Et de la musique en souvenir d'un premier amour, d'un premier rendez-vous. Je ne peux pas imaginer ma vie sans musique. Après les Variations Goldberg, je commence mon lundi avec le Prélude no. 7 de Chopin. Curieusement, cela me ramène à Bach et à Gould lire la suite


mardi 28 mai 2002

129. la musique, toujours

liederkreis_1.jpg

Harmonie und Rhythmus natürlich strukturierter Musik finden ihren Weg in die tiefsten Tiefen der Seele und entfalten ihre natürliche Schönheit und Würde.  [Sokrates] Certains jours goûtent amer. Certaines heures interminables font mal parce qu'elle se sent muselée, étouffée dans sa liberté vitale lire la suite


jeudi 30 mai 2002

130. mais qu'est-ce qu'elle fait Script, qu'elle écrit plus ?

Liederkreis 1 . [In foreign lands] From the direction of home, behind the red flashes of lightning There come clouds, But Father and Mother are long dead; No one there knows me anymore. How soon, ah, how soon will that quiet time come, When I too shall rest, and over me the beautiful forest's lire la suite


vendredi 31 mai 2002

131. enfin, érika s'est suicidée hier

J'ai lu que « le pire qui puisse arriver à un écrivain, c'est de se concentrer sur lui-même et sur son travail au point de ne plus connaître personne, sinon d'autres écrivains », parce que lorsqu'il fait ça, il en est réduit « au désespoir littéraire d'écrire un livre sur un homme qui écrit un lire la suite


Haut de page