octobre 2000 (25)

dimanche 1 octobre 2000

écrire la lumière chaude et dorée

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L'été indien est enfin là. Pour moi, c'est la saison magique, toute douce et nostalgique. Je profite de chaque minute qui passe pour la vivre à plein, dehors, pour me saturer de cette bonne lumière dorée et chaude, pour relire les poètes. J'écrirai demain. Aujourd'hui, je relirai le poète Paul lire la suite


lundi 2 octobre 2000

la fuite ou bien quelques questions

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Mes journées sont bien remplies, jamais monotones, je ne m'ennuie pas quand je n'ai rien à faire [au contraire, je préfère ça], sauf que j'ai toujours trop de projets pour le pauvre peu de temps que j'ai devant moi pour les réaliser. Encore l'envie de fuir le plus loin possible. Fuir qui ? Fuir lire la suite


mardi 3 octobre 2000

à 9h30, un mardi matin

Enfin ! Il fait gris, je planterai les bulbes de tulipes tout à l'heure, juste avant la pluie. Mardi matin, neuf heures et demi. Je suis très contente de ma journée d'hier. J'ai réussi à m'extraire de l'écriture du journal pour réviser les 25 premières pages de mon manuscrit. Et après cette note, je lire la suite


mercredi 4 octobre 2000

vers les vieux pays

Hier, des oiseaux migrateurs ont survolé Montréal. Ils sont en route vers les régions chaudes du sud. Qui sont-ils ? Oies sauvages, canards ou simples fauvettes ? Je ne sais pas. Je les ai vus parce que je niche moi-même tout près du ciel, au troisième étage d'un triplex construit en 1912, c'est lire la suite


jeudi 5 octobre 2000

grosse journée

08h30 : Aujourd'hui, grosse journée en perspective. Celle d'hier fût glorieuse pour le travail d'écriture. Je creuse davantage dans mes obsessions et ça prend forme, toujours les mêmes 58 premières pages donc, et je continue tout à l'heure. Côté coeur, c'est un peu moins glorieux. On commence à lire la suite


vendredi 6 octobre 2000

rupture jour 1

Rupture, jour 1. Je mentirais si je disais que ça ne fait pas mal. En dedans, il y a comme un gros nuage de peine qui ne veut pas partir, mais je n'ai pas pleuré du tout, pas avant tard hier soir. Comme si j'avais mis un mur à l'intérieur et que ce mur, sur lequel je m'appuyais, me gardait debout et lire la suite


samedi 7 octobre 2000

rupture jour 2

Rupture, jour 2. Rien à signaler. Je laisse la blessée lécher ses plaies pour retrouver un état d'apesanteur bénéfique qui me conviendra davantage en me permettant de survivre et de voir le soleil briller. Avec le temps humide d'hier après-midi, une longue promenade dans la ville a ramené à ma lire la suite


dimanche 8 octobre 2000

rupture jour 3

Rupture, jour 3. Rien à signaler. Comme si je sécrétais un anesthésiant naturel contre la peine d'amour, substance chimique infiltrée partout dans chaque millilitre de plasma et de globulines, de globules rouges et blancs, de plaquettes et dans chaque fibrille des fibres musculaires, dans la salive lire la suite


lundi 9 octobre 2000

rupture jour 4

Rupture, jour 4. Rien à signaler. Je préfère ne pas trop regarder à l'intérieur, de toute façon là-dedans ils peuvent bien se débrouiller sans moi un peu. Sur la terrasse qui longe le côté ouest de la maison, mes tournesols sont en train de mourir avant même d'avoir pu donner leurs graines. J'ai lire la suite


mardi 10 octobre 2000

rupture jour 5

Rupture, jour 5. Rien à signaler. J'ai passé la matinée dans une librairie déserte à chercher je ne sais quoi et j'ai fini par trouver ce que je ne cherchais plus depuis longtemps : des vieux numéros de la Nouvelle revue de psychanalyse dont plus personne ne veut et qui feront pourtant très bien mon lire la suite


mercredi 11 octobre 2000

rupture jour 6

Rupture, jour 6. À partir de maintenant, il n'y aura plus rien à signaler à ce sujet. Et demain qui devrait être le jour 7, je verrai que cela était bon etc, et je me reposerai. Cette rupture sera éjectée du journal et deviendra matière à quelque futur roman, une façon comme une autre de résoudre un lire la suite


jeudi 12 octobre 2000

carpe diem

Les écureuils ont déterré et croqué toute ma plantation de tulipes. Je l'ai su car le sol est plein de trous et jonché des petites pelures jaunes comme celles des oignons qui recouvraient les bulbes. Que les petits voleurs ont abandonné sur les lieux du crime. Hier soir j'ai encore lu trop longtemps lire la suite


samedi 14 octobre 2000

les apparences de la plus belle entropie

Hier j'ai pris congé du journal et c'était bien. Ma priorité doit demeurer la rédaction de ce mémoire, le déposer au plus vite et passer à autre chose. J'ai en tête un projet de recherche pour le doctorat. J'ai hâte de me réinscrire à des cours, ça manque. Mais si je pense à réduire les délais de lire la suite


lundi 16 octobre 2000

quelques divagations sur le journal online en lien avec une rupture récente

Alors ? Où en êtes vous ma chère Ariane ? Ah, j'sais pas, un peu endormie en ce gris lundi matin, engourdie comme un petit ourson à l'aube de son premier hiver au nord québécois. Sauf que moi je ne dormirai pas. Encore parler de mon journal ? C'est devenu une douce [?...] torture que de lutter lire la suite


mercredi 18 octobre 2000

comment je me retrouve si fatiguée après une nuit de plaisir

Qu'on me laisse dormir, dormir. Je me suis levée de mauvaise humeur. Envie de rien sauf dormir toute la journée, toute la semaine, tout le mois d'octobre, et dormir encore le reste du calendrier et continuer, dormir encore tout le calendrier 2001, le calendrier 2002, dormir jusqu'à ce que mort lire la suite


jeudi 19 octobre 2000

petites constatations quand elle n'a rien à dire

Ce n'est peut-être pas une très bonne idée d'écrire tous les jours. Le danger c'est de rencontrer la panne sèche, et me voilà en plein dedans je pense. Devant cet écran blanc qui crève les yeux. J'ai mal aux yeux, je crois que j'aurais besoin de lunettes c'est affreux parfois je vois tout embrouillé lire la suite


vendredi 20 octobre 2000

les coups de coeur d'Ariane

Bien dormi, très bien même. Levée tôt, la tête encore pleine d'idées. Je donnerai à lire à A. la première partie du mémoire bientôt. Priez pour moi. J'ai mangé des toasts, des bananes et du beurre de peanut, bu un café au lait bien mousseux pour déjeuner. J'ai bu un thé à la menthe avant de me lire la suite


samedi 21 octobre 2000

que la vie est douce quand on peut y goûter

J'ai encore lu jusqu'à une heure du matin pour finir Belle du Seigneur. Un peu dure, disons dérangeante, la fin de ce livre, alors je n'ai pas réussi à trouver le sommeil aussi facilement que d'habitude. C'est toujours pareil que ça se passe pour moi, dès qu'il est question de suicide ou de mort lire la suite


lundi 23 octobre 2000

du plaisir de me surprendre à jongler avec...

Hier dimanche, jour de repos généralisé, jour de lumière dorée et d'oubli, j'ai craqué pour trois poissons rouges dans un bocal en forme de bulle de verre. Au fond, des cailloux. Au milieu, un bouquet d'algues mouvantes. J'arrive à cette matinée du lundi matin le cerveau un peu embrumé d'avoir trop lire la suite


mardi 24 octobre 2000

deux journaux, et trois poissons rouges plus tard

Muscles tendus un peu par tout le corps, trapèzes pectoraux ischiojambiers abdominaux dorsaux lombaires [lalalère]. Et le reste [alouette] n'est que douleur. Pas dormi avant 4 heures du matin [quel chagrin]. Je n'écrirai pas longtemps aujourd'hui, cher journal. D'abord à cause de la douleur qui me lire la suite


jeudi 26 octobre 2000

c'est fait, j'ai lâché le morceau

Encore prise avec le mal de dos de cou de tête de jambes, bref j'ai mal partout ce qui fait que je n'ai qu'une seule obsession ce matin c'est de me fuir moi-même à moins de consentir une fois de plus à parler de la douleur qui m'assaille. Ça fait toujours du bien de nourrir des illusions, n'est-ce lire la suite


vendredi 27 octobre 2000

la fin de quelques illusions

Voilà que la douleur se concentre au niveau du cou. Je n'arrive plus à tourner la tête sans qu'un poignard me traverse la nuque Mercredi midi, j'ai donné les trois premiers épisodes de mon roman à Jérôme Milani [avant, je l'appelais A. mais je trouve que ce nom, qui est aussi un pseudonyme pour lire la suite


dimanche 29 octobre 2000

une heure de moins, la neige

J'assiste en ce moment à la mort en direct d'un poisson rouge. Et je lis de la sf pour voir si je suis toujours vivante. Je crois bien qu'il est en train de mourir, ce petit poisson rouge. Mon plus beau, comme rouge tigré avec plein de rayures noires sur le dos, les nageoires et la queue. C'était le lire la suite


lundi 30 octobre 2000

cent fois sur le métier

Mon petit poisson rouge est mort à 18h18 hier soir. L'éloge funèbre sera bref : « C'était un beau poisson rouge tigré noir. Point. » Je soupçonne mon chat d'avoir donné quelques vigoureux coups de pattes dans le bocal l'autre nuit. Il a fait une gueule de coupable toute la journée d'hier. Renfrogné, lire la suite


mardi 31 octobre 2000

métaphysique des cubes de glace

Mon poisson aurait peut-être vécu si je lui avais mis des glaçons au lieu d'une lampe et sa chaleur. Comme quoi les recettes bonnes pour les humains sont pourries pourries pour les poissons. Ce matin, moins 15 dans la maison. Faudra allumer le chauffage bientôt. Petite aurore glaciale où il a fait lire la suite


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