63. dans les choux

Cette page sera classée dans la catégorie « bidouillages ». Il m'arrive de temps en temps de m'amuser avec les scripts. Quand j'en cherche, j'en trouve toujours des nouveaux et d'habitude je ne publie pas mes essais et je finis par oublier le nouveau gadget dans un coin du serveur. Une fois n'est pas coutume, j'ai récidivé. L'heure étant à la générosité et au partage. J'ai coupé les dernières branches de glaïeuls roses hier. ll me reste trois gros choux d'hiver à cueillir [lire leur couper la tête] et deux rangs de carottes à arracher. Les oiseaux ont tout mangé les raisins, j'ai trop attendu pour les ramasser : pas de vin cette année pour madame Strohem. Je fais la pause. Et c'est ainsi que voici le traditionnel jeu du Pendu... en espérant que cela fonctionne.

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J'ai commencé la page du jour. Je me suis arrêtée pour bricoler ce jeu et jouer. Et pour lire encore un peu. La page est encore en mode brouillon, je la publierai plus tard aujourd'hui. Pas que je sois dans les choux.

J'espérais finir À l'ombre des jeunes filles en fleurs ce matin. Et puis il y eut Albertine Simonet. Et cette prase : « Vous venez du golf, Octave ? lui demanda-t-elle. Ça a-t-il bien marché ? Étiez-vous en forme ? – Oh ! ça me dégoûte, je suis dans les choux, répondit-il. [...] » Quel grand coquin, ce Marcel Proust.

[Mais où a-t-elle donc déniché ce jeu du Pendu ? Rendez-vous sur le site http://www.editeurjavascript.com, c'est là !]

Héhé ! Autre trouvaille du jour, cette fois sur le désormais fourre-tout incontournable, Wikipedia :

« S'intéresser à un écrivain parce qu'on aime son livre, c'est comme s'intéresser aux canards parce qu'on aime le foie gras » (Margaret Atwood, cité par Jonathan Littell dans le Monde du 17 nov. 2006)

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62. lumières d'automne


« Il faut aimer, apprendre à aimer, absolument. » [Katerine Caron]

Il est des retours de voyage comme des trop courtes journées d'automne, trop courtes pour aimer, trop courtes pour rêver ou pour lire jusqu'à plus faim, trop courtes pour faire toutes ces choses tendres qui préparent les plantes, les jardins et la maison à l'hiver, trop courtes pour contenir les longs longs décalages horaires qui n'en finissent plus, faits d'heures et de jours qui s'empilent à l'infini [comme dirait l'autre]

il est des retours de voyage comme des petits matins frisquets et aveuglants baignés de lumière jaune et rouge, on voudrait marcher encore dans la rosée, se rouler dans l'herbe, déplier la chauve-souris pour lire le rose dans la transparence de ses ailes et aussi dormir dehors la nuit, le jour et la nuit d'après sous les étoiles et puis on s'enfarge bien malgré soi dans d'interminables horaires de travail qui vous grugent le coeur et le corps

et pendant ce temps, ma trop lourde valise noire pas encore défaite me regarde de travers avec ses piles de vêtements qui baissent lentement, trop lentement, comme coincés entre deux saisons et quelques boîtes de thé au Jasmin en métal orange avec des inscriptions en Chinois rapportées de là-bas

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